Est-ce le bon moment d’investir dans l’immobilier au Canada ? ou faut-il préférer les actions en bourse ?

L’année 2012 a été marquée par plusieurs chamboulements, surtout pour le secteur immobilier. Même si le rendement semble intéressant, le risque demeure considérable.

L’investissement dans le secteur de l’immobilier est risqué


En 2012, le rendement du secteur de l’immobilier semble très intéressant. Si un particulier investit dans un bien immobilier, il peut obtenir jusqu’à 6-7 % de rendement par an avant impôt, sachant que le calcul de base pour le rendement dépend de différents critères. Mais même si ce taux de rendement s’avère être des plus alléchants, l’investisseur court un grand risque en achetant une propriété. En effet, rien n’est gagné d’avance, car le rendement dépend principalement de la valeur future du bien immobilier qui reste aléatoire à cause de l’instabilité du secteur. On peut aussi ajouter le fait que les taux sont actuellement très bas au Canada : aux alentours de 3% pour 5 ans, mais qu’arriverait-il si ces taux montaient à 6% au prochain renouvellement? Car contrairement à des pays comme la France, au Québec on ne peut pas fixer son taux sur 20-25 ans. Rajoutons également le problème de la Régie du Logement qui est une véritable plaie pour les propriétaires : impossible de monter ses loyers librement ni de reprendre un logement facilement. Si les loyers sont bas au moment d’acheter, ils risquent d’être bas pour longtemps à moins que l’acheteur ne décide d’occuper le logement rapidement. Et pour finir, il ne faut pas oublier que l’achat de biens usagés comme les duplex ou triplex datant de 50 à 80 ans nécessitera des investissements de rénovation à prendre en compte dans les années à venir.

Investir dans les actions, une alternative ?

Pour minimiser les risques, il existe une alternative à l’investissement immobilier, celui des actions. Ce type d’investissement peut également rapporter gros à l’investisseur, puisque le rendement courant peut s’élever jusqu’à 7 %. Autre avantage d’opter pour les actions, le potentiel de croissance de la valeur marchande se montre plus intéressant que dans le domaine de l’immobilier. C’est la solution avancée par Carl Simard après la présentation et comparaison de plusieurs bases de calcul. Il souligne que si un immeuble gagne en valeur, le rendement peut devenir très important atteignant 9 % par an, mais si au contraire sa valeur diminue, on peut s’attendre à une baisse considérable du rendement, pouvant aller jusqu’à 2,6% par an. Outre la réduction du rendement, l’investisseur immobilier doit prendre en compte les autres risques, comme le taux d’intérêt, comme vu plus haut.

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