La Banque du Canada dénonce les effets d’un taux de crédit trop faible


La dernière publication de la Banque Centrale canadienne prévient des effets néfastes de la faiblesse des taux pratiquée depuis 2008-2009 sur l’ensemble du système financier.

Les ménages fragilisés par le surendettement

La Banque Centrale fait état dans sa dernière publication sur le système financier du danger d’un taux d’intérêt trop bas sur l’ensemble des mécanismes financiers. Les taux très peu élevés, en vigueur depuis la grande crise de 2008-2009 sont ainsi pointés du doigt par l’établissement qui voit à terme l’affaiblissement des sociétés d’assurance et des fonds de pension. La faiblesse des taux a ainsi produit un excès de demande sur le secteur immobilier, surchauffant le marché du crédit et provoquant le surendettement des ménages. Cependant, le volume du crédit des ménages tend à baisser, souligne l’établissement qui salue le phénomène tout en regrettant que la baisse des emprunts ne suive pas les revenus dont il dispose.

90 % de crédit à taux fixe

La Banque note également que les ménages tendent de plus en plus à recourir aux emprunts à taux fixe. Les crédits sous hypothèques, à taux non variable les mettraient ainsi à l’abri d’une éventuelle hausse des taux. Ainsi, au cours de cette année, près de 90 % des Canadiens ayant contracté un emprunt bancaire y ont eu recours contre 55 % en 2010 et en 2011. Il est cependant à remarquer qu’un emprunt sur trois est actuellement à taux non fixe. La surchauffe du secteur de l’immobilier et le surendettement des ménages sont une des conséquences des taux appliquées depuis 2008 que dénoncent la publication de la Banque du Canada. Cette dernière estime que les effets du phénomène sont assez importants pour ne pas négliger la menace.