La fin de la crise du logement

Au terme de 15 années de crise, le secteur du logement trouve son second souffle. Cette amélioration se constate surtout dans la région métropolitaine de Montréal. La sortie de crise est bel et bien en marche, malgré la persistance de certains problèmes.

Taux d’inoccupation en hausse


Le taux d’inoccupation correspond à la quantité de logements accessibles à la location. Cette valeur de référence dépasse actuellement le seuil d’équilibre du marché qui est fixé à 3 %. La région métropolitaine, notamment le Grand Montréal affiche effectivement un taux d’inoccupation de 3,4 %.

Ce pourcentage pour le moins favorable est une grande première depuis 15 ans, selon la Communauté métropolitaine de Montréal. En effet, la dernière fois que ce seuil de 3 % a été dépassé est à dater de 1998.

Cette hausse du taux d’inoccupation enregistrée dans la région métropolitaine est à mettre sur le compte de deux facteurs. Il y a d’un côté le dégel de la construction des logements destinés à la location. De l’autre, l’existence d’un certain nombre de copropriétés mises en location, faute d’acquéreurs.

Des problèmes persistants

Confirmant cette nette amélioration, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) signale qu’il y a encore fort à faire dans le secteur du logement. Selon François Saillant, coordonnateur du groupe, cette hausse du taux d’inoccupation est notamment due à l’abondance de petits logements. La pénurie persiste effectivement en ce qui concerne les grands logements, c’est-à-dire ceux offrant trois chambres et plus, avec un taux évalué à 2,5 %.

Toutefois, ce taux de 2,5 % correspondant aux grands logements dénote déjà une grande amélioration. En effet, une chute à 0,4 % a été enregistrée en 2001, c’est-à-dire au beau milieu de la crise. Par ailleurs, le prix moyen chiffré à 739 $ à Montréal vient conforter la thèse de la fin de la crise du logement.

Source : La Presse

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