La hausse des taux obligataires chamboule les prix de l’immobilier

Le 19 juin, après que la Réserve Fédérale américaine ait annoncé qu’elle prévoyait un ralentissement de sa politique monétaire d’ici peu si l’économie US reprenait des couleurs, les taux obligataires ont connu une franche ascension.

Une hausse des taux depuis la déclaration de la FED


Depuis cette déclaration, les taux obligataires pour 10 années ont grimpé de 25 unités au Canada, et de 30 points environ aux USA. Effectivement, la Banque Royale du Canada a revu ses taux à la hausse, soit 10 à 30 points. Ainsi, l’on retrouve par exemple le taux réduit cinq ans à 3,69 %, alors qu’en date du 9 juin il était à 2,89 %

Les prix sont tirés vers le bas

Si le taux d’intérêt est majoré de 50 points de base sur une hypothèque de 200 000 dollars US, cela équivaut à une augmentation de 50 $ des mensualités. Pire encore, pour une hypothèque de 400 000 dollars la mensualité augmentera de 110 $. Il est évident qu’à loyer constant la rentabilité d’un bien immobilier ira decrescendo sur ce même rythme. Cet argument est d’une logique élémentaire estime la courtière Mary Lamey. Mais les vendeurs sont-ils prêts à l’admettre ?

De quoi demain sera-t-il fait ?

Pour un analyste important au sein de Valeurs mobilières Banque Laurentienne, Carlos Leitao, le plus gros de l’orage est passé. Il prévoit d’ailleurs un second semestre assez tranquille pour cette année, ainsi que pour les premiers mois de 2014. Toutefois, ce même analyste tient à préciser qu’une augmentation de 100 points de base du taux d’intérêt n’est pas à écarter courant 2014. Il estime aussi que le taux directeur de la banque centrale ne sera pas révisé à la baisse avant la fin 2014.

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