Le panier d’épicerie pourrait monter de +7,5% en 2015 au Canada

Dans une étude publiée récemment par l’Université de Guelph, en Ontario, les économistes anticipent une hausse des prix de l’alimentaire, pouvant atteindre 7,5 %. Les raisons d’une telle inflation sont multiples.

image : vanderbilt.edu

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Manger coûtera plus cher en 2015

L’Université de Guelph, en Ontario, a publié une nouvelle étude, dans laquelle elle s’est vue contrainte de revoir à la hausse ses précédentes prévisions des prix alimentaires. L’institution table désormais sur une progression globale, toutes catégories confondues, de 0,7 % à 0,3 % dans les prochains mois, après avoir annoncé une hausse de 0,3 % à 2,4 % en décembre 2014. L’inflation des prix affectera plus durement certaines catégories d’aliments importés, à commencer par les légumes. Leur prix sur les marchés devrait croître de 5,5 % à 7,7 % cette année. De même, les fruits et les noix s’apprécieront de 3 % à 5 % cette année, une progression comparable à ce que l’on attend sur le prix de la viande.

Le huard, le climat et le marché asiatique mis en cause

Plusieurs facteurs expliquent l’importante hausse des prix alimentaires en 2015, selon l’étude de l’Université de Guelph. La baisse du huard pèse en premier lieu sur le prix du panier alimentaire. Avec le recul spectaculaire du dollar canadien depuis décembre 2014 – un repli qui devrait s’accentuer en 2015 -, les économistes s’attendent à une rapide hausse du prix des légumes et des fruits, des aliments importés majoritairement depuis les États-Unis durant l’hiver.

Outre le recul du dollar canadien, les problèmes climatiques qui gênent la chaîne de production entrent également en compte dans la hausse des prix. Entre les sècheresses, les inondations et le gel, ces aléas pèsent assez significativement sur les prix dans un secteur vulnérable aux changements climatiques. Autre facteur, l’ouverture des marchés asiatiques, en particulier le marché chinois, aux produits alimentaires des États-Unis, entraîne un phénomène de raréfaction de certains aliments… et donc une augmentation plus conséquente des prix.

Source: Journal de Montréal

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