Les dangers des crédits à long terme

Entre autres offres de financement, les crédits à moyen et long terme présentent plusieurs atouts non négligeables. Ces formules présentent néanmoins certains risques, qu’il convient de prendre en considération.

Le véritable coût du financement à long terme


Depuis 2008, le nombre de contrats de prêt de plus de 72 mois au Canada a sensiblement augmenté, selon Karine Robillard, conseillère budgétaire d’Option consommateur. Cette progression s’expliquerait avant tout par la diversification des offres de prêt à moyen et long terme, ainsi qu’aux efforts consentis par les banquiers et les vendeurs pour les présenter sous leur meilleur aspect. Les constructeurs automobiles appliquent par exemple la formule des paiements toutes les semaines ou toutes les deux semaines.

Le financement paraît ainsi plus accessible et moins cher. La réalité est souvent toute autre. Ces formules sont généralement accompagnées d’une période de remboursement très longue. Il se peut alors que le coût réel du financement à long terme dépasse de loin le prix du bien acheté. Cette situation peut être préjudiciable aux familles. En cas de changement ou d’agrandissement du foyer, ce dernier pourrait être amené à remplacer le bien acquis avec un financement long terme. Si l’ancien prêt n’est pas encore remboursé, la dette résiduelle s’ajoute ainsi au prêt souscrit pour l’achat du bien de remplacement.

Des renseignements presque dissimulés

Le manque d’informations constitue un autre inconvénient des financements à long terme. Les commerçants ont souvent tendance à mettre en avant dans leur publicité le montant périodique à rembourser, plutôt que d’afficher le prix réel du bien à l’issu du paiement. Le coût total du financement peut être connu, à condition de lire les clauses du financement en petits caractères et formulées en termes techniques dans la publicité. La seule règle qui prévaut face aux financements à long terme est donc la suivante : plutôt que de se précipiter sur la proposition qui affiche le montant périodique le plus bas, mieux vaut se renseigner davantage sur le coût réel du prêt avant de s’engager.

Source: Les Affaires

Ajouter un commentaire