L’hypothèque, une réalité à affronter pour la classe moyenne canadienne

Une étude interne du ministre fédéral de l’Emploi a démontré que la classe moyenne canadienne est obligée de mettre son avenir en hypothèque pour pouvoir subsister, et que le rêve canadien relève plus du mythe que de la réalité.

Contrairement aux déclarations d’Ottawa il y a quelques semaines, il a été démontré que la classe moyenne rencontre de grosses difficultés à assumer les différentes dépenses quotidiennes. Une copie de cette récente étude du ministère de l’Emploi a été communiquée à la presse, selon la Loi d’accès à l’information en vigueur dans le pays. Le Canada a connu une stagnation des salaires des travailleurs appartenant à la classe moyenne entre 1993 et 2007. Par ailleurs, le rapport stipule que la vulnérabilité des ménages de la classe moyenne face aux chocs financiers est plus importante.


C’est au terme d’une étude interne de trois années que ce document a été rédigé. L’analyse dévoile que depuis 15 années, les salaires des travailleurs de la classe moyenne n’ont progressé que de 1,7 %. Il est donc évident que les ménages de la classe moyenne ne sont pas assez récompensés par le marché, ce qui limite considérablement l’augmentation de leurs revenus contrairement aux familles nanties.

L’étude met également en évidence le niveau inquiétant de l’endettement des Canadiens de classe moyenne. La plupart d’entre eux vivant au-dessus de leurs moyens, ils sont obligés d’hypothéquer leur avenir afin de conserver un tel train de vie. Encore plus alarmantes, les probabilités que les salaires des Canadiens issus de la classe moyenne puissent atteindre des niveaux plus élevés sont faibles.

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