Lutte contre le blanchiment d’argent, le Canada a échoué

Le comité en charge du secteur financier au sein du Sénat canadien dresse le bilan des actions menées par le pays pour combattre la plaie du blanchiment de l’argent sale. Ses conclusions sont sans appel : la stratégie mise en oeuvre par le gouvernement n’a pas permis d’atteindre les objectifs.

Une stratégie gouvernementale peu probante


Le comité en charge du dossier au sein du Sénat canadien n’a pas mâché ses mots pour critiquer le plan gouvernemental de lutte contre l’économie souterraine et le financement des actes terroristes. Le Président de cette commission, Irving Gerstein a déclaré que la stratégie mise en oeuvre dans le pays n’a pas permis d’éradiquer ces pratiques mafieuses. Le système de surveillance appliqué est défaillant. Les structures en charge des enquêtes ne coopèrent pas suffisamment et le contrôle des transactions financières loin d’être infaillible.

Les criminels aidés par la technologie

L’échec du gouvernement canadien n’est pas le seul fait de l’inefficacité de la politique mise en place. Les criminels ont eux aussi amélioré leur mode opératoire. S’appuyant sur le développement technologique, les associations mafieuses sont en mesure de devancer tous les contrôles de transferts de fonds. Les malfaiteurs exploitent si bien les failles du système qu’ils arrivent à donner un aspect respectable à leurs basses besognes. Les statistiques canadiennes révèlent que des sommes s’élevant jusqu’à 15 milliards de dollars ont circulé entre les mains de la mafia en 2011.

Vivement une nouvelle politique

Les sénateurs ne se sont pas contentés de critiquer la stratégie mise en oeuvre par l’administration pour lutter contre les transactions financières mafieuses. Le comité sénatorial a également avancé des solutions. Les parlementaires estiment qu’il faudra créer une unité de contrôle au niveau fédéral. Cette structure travaillera étroitement avec la GRC et le CANAFE, les chevilles ouvrières de la lutte contre le schtroumpfage dans le pays. Les équipes des spécialistes du blanchiment de fonds devront être renforcées.

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