Ralentissement du crédit à la consommation au Canada

Le dernier rapport de la Banque CIBC sur le crédit révèle une importante décélération des recours aux prêts à la consommation en début d’année au Canada. Le rythme de croissance des emprunts atteint désormais son plus bas niveau depuis 1990.

Le marché des crédits marque le pas


Toutes les observations réalisées en début d’année sur l’état des crédits au Canada mènent au même constat : le recours aux prêts destinés aux ménages commence à ralentir sérieusement depuis le début d’année. Au premier trimestre 2012, les emprunts aux ménages ont augmenté d’environ 5 % en glissement annuel dans le pays. Il faut remonter à l’année 2002 pour retrouver le même rythme. Ce ralentissement net provient en grande partie de la faible performance du crédit à la consommation, dont la progression s’établit à seulement 2,3 % par rapport à la même période en 2011 et à 0,1 % par rapport au trimestre précédent. L’endettement hypothécaire n’est pas en reste, affichant une hausse de 6,3 %, bien loin de l’augmentation moyenne de 7,3 % sur les deux dernières années.

Les ménages canadiens plus méfiants ?

D’après l’analyse de CIBC, le ralentissement des prêts à la consommation résulte avant tout de la baisse de rentabilité des cartes de crédit. La surchauffe du marché immobilier, avec des prix davantage inaccessibles, démotive par ailleurs les consommateurs. Or, le secteur de l’habitation constitue le principal facteur d’endettement dans le pays. Le rapport évoque également le renforcement des conditions sur le marché hypothécaire, les organismes de réglementation devenant de plus en plus pointilleux sur l’analyse et la gestion des risques. La temporisation de l’encours d’emprunts aux ménages témoigne en outre de la volonté des Canadiens de mieux gérer leurs arriérés, afin de réduire significativement leur ratio d’endettement, qui s’est stabilisé à 20 % depuis 2010.

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