Surévaluation des tarifs de l’immobilier canadien : les opinions divergent

Si la Banque TD a annoncé récemment que les tarifs immobiliers des résidences canadiennes ont tendance à être surévalués, le Mouvement Desjardins affirme à l’inverse qu’actuellement le marché immobilier est stable. Les détails.

Une surévaluation des biens immobiliers comprise entre 10 et 15 %


La Banque canadienne TD affirme qu’en ce moment, les biens immobiliers sont surévalués et que la différence entre la valeur réelle des résidences canadiennes et leur prix effectif est comprise entre 10 et 15 %. D’après les analystes économiques de la banque, les constructions localisées dans les villes de Vancouver, Toronto, Montréal et du Québec seraient sujettes à une spéculation immobilière. Selon eux, le taux d’intérêt bas imposé par les institutions bancaires aux emprunteurs est le principal facteur qui a engendré cette hausse du prix de l’immobilier. Les économistes de la Banque TD indiquent également que la bulle immobilière devrait être rapidement dégonflée afin d’éviter les éventuels impacts de la chute des prix.

Les autres analystes ne sont pas du même avis

Contrairement aux experts de la Banque TD, les analystes du Mouvement Desjardins affirment qu’en ce moment, les tarifs immobiliers québécois sont stables et qu’une baisse des commandes de résidences neuves a même été notée. D’après Desjardins, la montée des tarifs immobiliers au cours de cette dernière décennie serait en corrélation avec l’inflation, évaluée entre 2,5 et 3 %. Toujours selon le cabinet d’étude, cette élévation des prix aurait été tamponnée par la réduction des taux d’hypothèque et par la hausse des salaires. Ainsi, pour faire régresser les prix de l’immobilier, les banques devraient augmenter leurs taux d’intérêt.

1 commentaire

Ajouter un commentaire