Vers un ralentissement de l’activité immobilière au Canada

Le développement du secteur immobilier canadien a quelque peu ralenti en avril selon une récente publication de BMO. Les prix tout comme les chantiers en phase de démarrage tendent fortement à décroître.

Le secteur immobilier canadien en stagnation


Le marché canadien de l’immobilier stagne. Apparemment, le durcissement des conditions d’octroi des crédits par les banques commence à avoir ses effets. Malgré la faiblesse du taux d’intérêt et la hausse des revenus, les ménages ont désormais moult difficultés à souscrire un crédit bancaire. En avril, l’on annonce une dégringolade de 11 % en glissement annuel des ventes des biens en copropriétés au Québec. Pourtant, depuis le mois de janvier, l’offre y progressait de 25 % environ. En revanche, le marché résidentiel unifamilial, de son côté, affiche un recul de l’ordre de 6 %. Sal Guatieri, analyste chez BMO anticipe une stabilisation du marché dans les prochaines années alors que l’emploi est attendu s’améliorer à un rythme solide. L’économiste prévoit une amélioration du pouvoir d’achat immobilier grâce à une hausse des revenus des ménages.

Les mises en chantier sont également touchées

Les propriétaires immobiliers au Canada ont le moral élevé malgré la tendance au ralentissement du marché. Ils sont près de 48 % à affirmer vouloir faire une nouvelle acquisition dans les 5 ans à venir. Ce taux est équivalent à celui de l’année dernière. La conjoncture immobilière change tout le temps, il convient de faire appel à un expert avant de vendre un bien ou d’en acquérir, note pour sa part Laura Parsons, de BMO. À Toronto, le mois d’avril a été marqué par un nouveau record des prix immobiliers. Bien que limitée, la flambée des tarifs est réelle, touchant principalement le secteur de l’unifamilial. Il n’en reste pas moins que le marché des copropriétés est également concerné. Enfin, pour le cas des mises en chantier, l’offre et la demande sont parfaitement alignées.

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